DOC PLASTICO (Joe) Dans une cave en placo, opère "Doc Plastico". Dans cette odeur fétide, elle charcute et déride ! Refoulée sexuelle mais experte manuelle, Elle fera une beauté d’un visage disgracié. Si t’as pas assez d’fric pour t’faire une chir-plastique, Consulte "Doc Plastico", manieuse de couteau ! En un coup de scalpel sans faire dans la dentelle Elle enlèvera tes rides et le gras de ton bide. N’aie pas peur d’la saleté pour te refaire le nez Elle utilise d’l’alcool puis le trempe dans l’formol. CES CHIENS DE POLITICIENS (Thex) J’ai des copains qu’ont hérité d’un chien. Il est con comme un manche de pelle, Il ne répond pas quand on l’appelle. J’ai des copains qu’ont hérité d’un chien. Il aime tout ce qui a des pattes : Une vache, un âne, une chatte. "Crécy la bataille" Y’a qu’ce nom qui lui aille. J’ai des copains qu’ont hérité d’un chien. "Crécy chien de guerre" Ce nom lui colle au derrière. J’ai des copains qu’ont hérité d’un chien. Une couille de travers, Sans l’vouloir le v’là père. Il n’aime pas les fêtes de quartier Préfère grogner et pioncer. J’ai des copains qu’ont hérité d’un chien. Seulement un chien ça n’vit pas très longtemps. Si c’est de la "bonne race" quoi, dix ans ? J’ai des copains qu’ont hérité d’un chien. Mais...vaut mieux hériter d’un chien Que d’un politicien ! Car un putain de politicien Vit une vie sans fin ! PUNK-ROCKERS UNITED (Joe) Que tu sois street ou skater, Anarcho, "not dead", punker. Que tu aies une crête turquoise Une boule ou une iroquoise. Sois fier de ton appartenance, Sois prêt à entrer dans la danse Punk- rockers united ! Punk-rockers united ! Que tu joues dans un garage, Dans un local près d’la plage. Que tu marches en Doc Marten’s En Converses ou en vieux Jeans. Que tu portes un Perfecto, Un tee-shirt ou un polo. Que tu dormes la maison, Dans un squatt’ ou sous un pont. Que tu préfères boire du Sky A boire ta bière à la paille. Que tu sois végétarien, Carnassier ou vietnamien. LA FRANCE D'EN DESSOUS (Joe) Hachis à l’escargot, coucous végétarien Tu verras ici on mange bien. L’odeur du moisi plein le tarin, Tu verras ici on respire bien . Manche de pioche, gun et surin, Tu verras ici t’es serein. Charge de keufs au petit matin, Tu verras ici c’est divin Lorsque vivre est un luxe, Occuper est un droit. Cette phrase n’est pas de moi Mais appelle au consensus. La vie dans un squat’ avec les copains Tu verras ici c’est cornélien. Braver les interdits, cocaine ou joint, Tu vivras ceci au quotidien. Vivre de nouveaux rapports humains, Tu verras ici c’est stoicien. Comme passer du soir au petit matin, Tu verras ici y’a jamais de fin LES FOSSOYEURS (Joe) Ce soir Il y aura de la casse, ce soir ce sera le délire, Voici les hooligans des rues de Belgrade, Que sonnent les haches, que retentissent les chaines ! Voici les fossoyeurs, les plus grands déments. A Belgrade il dirige les Hooligans, en chef de guerre nommé Arkan. Il forme des Lascars écoutants pour mettre à feu tous les Balkans. Venus chercher la baston, ils vont trouver la guerre. Cinq années d’agressions pour des milliers de morts. En marchant sur le stade Maksimir ils rêvent d’un nouvel empire. Sans être inquiétés par la police qui de toute façon est complice. Ils donnent dans la violence gratuite constituant un prélude pratique Pour commettre leurs exactions sans risquer la mort, la prison ! Ce soir il y a eu de la casse, ce soir ça a été le délire. C’étaient les hooligans des rues de Belgrade, Que sonnent les haches, que pleurent les chaines ! C’étaient les fossoyeurs, l’armée des déments. DUBAÏ SKI-CLUB (Joe) Entre les golfes d’Oman et Persique, A Dubai, capitale du fric, Offre-toi un séjour de ski, Sous quarante degrés c’est la folie ! Dubai ski-club, tout schuss, tout schuss ! Dubai ski-club, ça pique à la bouche ! Dubai ski-club, ça mousse, ça mousse ! Dubai ski-club, attention les secousses ! Entre les sapins en plastique, Manger de la neige synthétique, A côté du détroit d’Ormuz, C’est le paradis de la loose ! Derrière ces grandes baies vitrées, Pour se faire de la publicité, Pas mal de starlettes patraques, Jouent avec des boules en vrac ! On nous demande de faire attention, De contrôler notre consommation, Mais on construit sans hésitation Un méga-frigo en surtension C'EST L'HISTOIRE (Giorgio XIII) C’est la sombre histoire d’un légionnaire, c’est la sombre histoire d’un militaire Envoyé sur le front par Jules César, envoyé sur le front par des politicards Pour conquérir le monde encore et encore, pour dévaster le monde encore et encore. Petit soldat au grand coeur, pour une idée, pour un penseur, Tu es mort au champ d’honneur, tu es mort au champ d’horreur. C’est la terrifiante histoire d’un corsaire, c’est la terrifiante histoire d’un mercenaire. Qui, à la solde de son roi, qui à la solde des hommes de loi, Pillait et brûlait les navires espagnols, assassine, empoisonne, massacre et viole. Gagne petit et crève coeur, pour une idée, pour une gageure. Tu donnes la mort sans honneur, tu donnes la mort dans l’horreur. C’est l’histoire, petit soldat ! C’est l’histoire, c’est toujours comme ça ! C’est l’histoire, petit soldat ! C’est l’histoire, on ne veut plus de ça ! C’est la terrible histoire d’un fasciste, c’est la terrible histoire d’un terroriste Qui avec son esprit simple et étroit, qui, sourd et aveuglé par sa foi, Transforme le monde en gigantesque tombe, effraye le monde en posant des bombes. Petit militant sans coeur, pour une idée, pour un dictateur. Tu es mort en bafouant l’honneur, tu es mort en servant l’horreur. C’est la triste histoire de tous ces combattants, c’est la triste histoire de ce monde sanglant Qui de tous temps donnèrent leur vie, monde infâme dans lequel je vis. Pour un faux idéal qui n’était pas le leur, seul désespéré en attendant mon heure. Stoppons l’hémorragie de nos coeurs, créons un monde tranquille et meilleur Où les armes deviendront fleurs que nous cueillerons ivres de bonheur. LE SYNDROME DES THERMOPILES (Joe) Si tu aimes lors du Haka faire face à Rokoçoko Ou monter la côte de Huy derrière Riccardo Ricco. Si tu as le courage de vouloir draguer Padmé, Ou l’étrange intention de te balader à Lomé C’est qu’tes couilles sont bien accrochées Et qu’ta vie va bientôt s’embraser. Regarde bien sur le sentier d’Anopée Si personne ne vient te poignarder. Si tu veux combattre sans casque Oscar de la Hoya Ou défier Maradona sur le pré d’Mar Del Plata. Si tu crois un jour prendre un rebond à Michael Jordan Ou conduire avec 4 grammes au milieu des platanes. Si t’espères prendre en duel l’homme à l’harmonica Ou attaquer Ayrton Senna sur le circuit de Monza. Si enfin tu veux croiser l’fer avec Léonidas Sache qu’il faut te soigner parce que tu es un vrai naze NE RUE JOCKAY (Joe) Si tu n’es pas né rue Jockay ou même à proximité‚ Tu ne peux pas comprendre ce que je vais t’apprendre. Mes parents ont gagné au loto ils ont tout claqué au bistrot. C’étaient des vrais barjots, ils ont foutu le feu à l’hosto. Je suis né rue Jockay, ce n’est pas commun. Je suis né rue Jockay, pourtant j’suis humain. J’ai été cueillir des fleurs sur la tombe de ma grande soeur. Avant d’sortir du cimetière, j’ai pissé sur celle de mon frère. Ils aimaient être ensemble un peu trop il me semble. Dans cette ruelle caustique aux relents d’alambic COMBAT ROCK (Joe) De l’émeute blanche de 77 au combat rock final, J’ai tenté de révolutionner tout mon triste quartier Au son des Clash, des Spécials et d’La Souris Déglinguée mais ça n’a pas bougé, les gens sont restés figés ! Combat rock, un combat à mener, Combat rock, suffit pas d’espérer, Combat rock, retourne les voir, Combat rock, au temps de leur gloire. Mais ne croyez pas braves gens que le combat va s’achever, Jeunesse synonyme de combat mené‚ Car la techno et l’électro ne sont qu’une mode à dépasser Tandis que le rock tient déjà depuis pas mal d’années. Intègre les rangs de ce réel mouvement Montre aux gens que le rock existe ! Et montre aux gens qu’il est présent, Qu’il ne quittera jamais la piste !
BABEL FISH (Joe) Tu prendras bien un verre de bière Avant que ne s'écroule la Terre entière ? Besoin d'un guide galactique " Pour apprendre langue électronique " ? Pas d'panique, ici Babel Fish ! Pas d'panique, ici Babel Fish ! Au royaume des acronymes Du tchat'-sms sur toute la ligne J'comprends rien à toutes ces proses Les émoticônes c'est la névrose ! Chaos des écrits par l'Eternel Communication virtuelle Du bruit au monde textuel C'est la nouvelle tour de Babel ! 100 HAINES 100 VIOLENCES (Joe) A peine sorti de ta mère, à sept mois la galère, Sans biberon pour te nourrir tu aurais déjà pu mourir. Puis tes dents ont poussé, elles te faisaient hurler. Ça déplaisait à ton beau-père qui t'cognait au mur de pierre. 100 haines et 100 violences sur ta face la souffrance. 100 haines et 100 violences pour toujours la défiance. Tes premiers pas à l'école comme si t'avais la vérole, Avec ton crâne rasé les autres t'ont pas lâché. Quand tu rentrais tard le soir tu n'pouvais faire tes devoirs, Une bonne branlée en guise de goûter " ça, tu l'as méritée ". Ce fût alors les années 'collège' et sa procession de nombreux pièges. En conseil de discipline t'encaissais plutôt mal les pralines. Education à l'orientation c'était 'direct la prison'. Alors t'as vraiment fait le con mais ça c'est de la dérision ! GUERILLA ROAD (Joe) Mais que fait Nujeli dans la vie ? Il écoute les fils de sa patrie Des Amériques ou bien d'Afrique Pour se conforter dans la nique. Il aime, il aime ses relations Il charge, il charge ses munitions Il prie, il prie pour El Gaucho Ou bien il sert le capitalot. Nujeli raconta Toute sa vie dans les maquis. Nujeli, lui, n'avait pas de patrie, Seuls les combats rythmaient sa vie. Nujeli, lui, passera Toute sa vie dans les maquis. Au son des fusils des grenades et des cris Des blessées et de la survie. Mais maintenant Nujeli a changé, Des images de morts plein la tête l'ont rassasié. Il n'entend plus le chants des batteries Des fusils, des grenades et des cris. Pourtant, il charge encore ses munitions Sans entendre leurs crépitations. Il ne prie plus pour El Gaucho Mais sert toujours le capitalot. DES HOMMES POURRIS (Joe) Il y a une sorte d'hypocrisie Dans ces paroles travesties. Il y a une sorte de fausseté Qui s'échappe de leurs idées. Car vous savez Messieurs Mesdames, J'ai toujours peur qu'il y ait un drame. Sur cette planète surchauffée, Après tout ce qu'on m'a raconté. Soyez sages, soyez éclairés, Il ne faut plus les écouter. Soyez présents, soyez engagés, Il faut vous rassembler. Il ne faut plus se contrôler Devant ces mots meurtriers. J'en appelle à votre pitié, Ne vous laissez plus berner. Mais attention à la vilenie De tous ces politicards rancis. Il y a toujours une porte dérobée Par laquelle ils savent filer. Car ce sont des hommes pourris, Oui ce sont des hommes pourris ! LA PECHE A LA CUITE (Ricou) De bon matin avec mon panier, accessoirement mon lancer, Je m'en vais à la pêche, c'est le début de la grande messe. Enfin la ligne est montée, le jour vient de se lever, Le café-Calva devient obligé, normal, on doit se réchauffer : Premier lancer, OK, mais ça va pas durer…c'est la pêche à la cuite ! " Bouchon à poste " on peut déjeuner, le vin du matin est débouché, On le boit en une gorgée, normal, on reste concentré : Second lancer, au poil, mais le vent s'est levé…c'est la pêche à la cuite ! Une truite est déjà attrapée, on peut alors l'arroser, On boit la bière à grosses gueulées, normal, on est pressé : Troisième lancer, ça y est, les lignes sont emmêlées… c'est la pêche à la cuite ! L'apéro est maintenant ingurgité, le gros rouge est bien vignifié, Il accompagnera bien le pâté, normal, avant le pousse-café : Quatrième lancer, purée, tout vient de casser… c'est la pêche à la cuite ! C'est la fin de la journée, on peut faire une pause-canapé Regarder un match à la télé et enfin se défouler ! SHAOLIN BOP (Joe) Inventée par les moines guerriers sur les hauteurs de Song Shan, Dans la province du Honam c'est la danse des mains et des pieds. Basée sur la méditations, cette philosophie bouddhiste Aux principes taoïstes qu'on appelle le Gigong… …alors viens danser le Shaolin Bop. Shiva, déesse de la danse, dans une ronde de violence, Puise dans l'énergie cosmique et atteint l'extase mystique. Assis au milieu des bambous, il joue du luth en mesure. Le jeune guerrier manchou lève la tête et murmure… …alors viens danser le Shaolin Bop. KILLER'S BALL (Joe) C'était un soir de Janvier La première fois qu'il y ont joué. A foutre au rebus de leur idées Cette putain de société. Ils voulaient sortir de l'ennui Qui depuis des années les suit, Tous ces jeunes gars sans boulot, Rébellion, amertume à fleur de peau. Jouez tous au Killer's Ball, Vous verrez ce s'ra drôle, Jouez tous au Killer's Game, Vous n'serez plus jamais les mêmes… Ils auraient pu tuer ce soir, Ils auraient tué sans histoire, Mais ils ont eu beaucoup plus de gloire A sortir de leurs trottoirs. Bon sang ils ont tout compris Et j'aimerais que vous aussi Jeune gens de ce beau pays Voyez voyez ce qu'il faut faire aussi. MILLE NEUF CENT SOIXANTE (Néné) En avant jeunesse… pour un tour à pleine vitesse, Pas de contrôle radar, pas de souci d'alcootest. Nous sommes en 1960, tout est permis, Dans les tilts, les bars et les boîtes de nuit. La candeur de mes 20 ans mêlée à la douceur de tes printemps Tourbillonnent encore dans ma tête Au Roy De La Bière les soirs de fête ! A fond la musique avec les Stones et les Spoutnicks, Sur les routes de France l'invasion des Beatnicks. Dans les surprises party, les séries de slows Nous transforment pour une soirée en Roméos. La frénésie du twist nous fait oublier l'école, Quelques pintes de bière, ni drogue, ni alcool. Mais attention quand même aux blousons noirs Qui donnent de la chaîne à vélo, du rasoir. Au Café des Sports hurle la voix du 'King', Il chante la fureur de vivre de James Dean. Savourer les mélodies d'Otis Redding Voir Ronny Bird enflammer le Skating. KAMIKAZE DE LA ROUTE (Joe) Kamikaze de la route, Fier dans ton beau camion. Kamikaze de la route, Comme un Jap' dans son avion. Accroché à ton volant, Fossoyeur à la station, Ton moteur est à explosion Et ton cœur est un volcan. Un rond-point à contresens, Peur sur la perfide Albion, Ça panique chez les Britons Et c'est toi qui mène la danse. Quand tu traces sur la route, Tu provoques des étincelles, Dans un bruit de crécelle, Le bitume tu le broutes. UNE BIEN BELLE JOURNEE (Joe) Le mur est tombé par une bien belle journée, Dans toutes les cités c'était la grande gaieté. " Enfin la liberté " le peuple s'est écrié, Berlin en fête et ça lui tourne la tête. La fête a commencé en cette bien belle journée, Dans toutes les cités le peuple a bien dansé. L'alcool coulait à flot et pas qu'dans les bistrots, Il fallait arroser cette bien belle journée. Le mur de Berlin n'a pas, n'a pas de fin. Le mur de Berlin est tombé mais pour rien. Il coupe l'Europe en deux encore mieux si tu veux. Il ouvre l'Europe à eux comme la dernière fois un peu. Tout est pour le mieux, le monde est très heureux, L'Allemagne réunifiée encore une bien belle journée. Après toutes ces années de communisme fermé, Enfin la liberté pour tous ces agités ! Mais il faudrait p't-être penser à tous ces nouveaux nés Qui ne peuvent même pas s'acheter de quoi bouffer. Après la frénésie, l'amer mélancolie, Le mur, c'est fini, et les rires aussi. AMOURS DE JEUNESSE (Joe/Giogio XIII/David Mc Callum) Tu m'as demandé pourquoi l'autre jour Je ne faisais jamais de chanson d'amour…alors écoute ! Si belle et moi si farouche pour un baiser sur la bouche, Elle est partie si fâchée que de suite j'ai regretté. De l'initiation à l'amour, en ces temps-là délicieux, Je retiens de son doux visage ce côté heureux. Elle t'a souri… alors j'ai rougi. Elle t'a souri… de suite j'ai blêmi. Elle t'a souri… et puis je l'ai suivie. Elle t'a souri… alors j'me suis enfui. Si dans un mois tu ne ris plus de moi, Si dans deux mois tu ne veux plus de moi, Si dans six mois tu te caches de moi, Si dans un an tu ne me reconnais même pas, Le plus important enlacé dans tes bras, L'espace d'un instant je me suis senti le roi. Le plus important enlacé dans tes bras, Pour un long moment j'ai cru en moi. Par la suite je lui ai volé sa vertu, elle ne s'en ai pas défendu. Avec moi pas de menu larcin, mon nom est Arsène Lupin. Enfin j'ai du partir pour poursuivre mon long chemin. Pour nous plus de lendemain pas de chagrin, juste la fin ! EN 80 (Joe) Où est le bon vieux temps De l'an 80 et des illusions ? Où est le bon vieux temps Des bons concerts punks et des vibrations ? Où est le bon vieux temps De la radio libre et des belles chansons ? Où est le bon vieux temps De la Nintendo et des jeux d'action ? En 80, l'Empire contre-attaque. En 80, Elephant Man est vraiment patraque. En 80, c'est la Salsa du démon. En 80, le Rap fait son apparition. En 80, Saddam attaque Khomeyni. En 80, Bob Marley est encore en vie. En 80, Marguerite entre à l'Académie. En 80, le smurf, c'est la folie. En 80, Coluche à la présidence. En 80, Walesa fait d'la résistance. En 80, Tonton prend les devants. En 80, LSD a tout juste un an. COMBO CHAOS (Giogio XIII) Il se cache derrière ses lunettes, Masquant son torse à belle moquette, Aimant nous mener à la baguette, Il n'en est pas, c'est Touf La Jaquette ! Punch Chaos, ça chauffe comme à OK Corral, Punch Chaos, pas le Disneyland local. Comme les femmes sa guitare il chatouille, Ne chantant jamais car il bafouille, Il n'en reste pas moins un beau casse-couille, Mais on l'aime c'est Died L'Embrouille ! C'est quand il joue qu'il rentre en transe, Tel un pantin sur sa potence, Il déchire les chœurs et ça balance, Son nom : Boudour La Chance ! Celui-là fait pas dans l'détail, Repeuplant l'pays de sa marmaille, Sur scène c'est le p'tit qui braille, Attention v'la Joe La Mitraille !
ICI SEDAN (Joe) Ici t'attends pas à des effets acoustiques C'est pareil à un désert lybique Près de Kebado et de ses wadys Dans le sud-est de la Lybie. L'autochtone n'aime pas trop la hard-music Il préfère plutôt les envolées lyriques. Ici pas moyen de pécho une mélusine, On s'croirait plutôt dans l'oued timlensine. Ici SEDAN, ici SEDAN La raya a trouvé son sahara Ici SEDAN, ici SEDAN Passe ton chemin t'arrêtes pas ! A des kilomètres de maisons chaudes Avec leur 'sex-show' de pauvres, Pas une seule geisha à l'horizon Ici c'est surtout pour les mauvais garçons. Ici ça flingue pas mal et les balles au bal Même à blanc ça fait foutrement mal Certains membres du contingent des malfrats Auront la gueule usée avant les bras. Lorqu'ils reviennent d'une blessure lourde Rien ne les empêchent de taper dans la gourde. De jour comme de nuit, à midi ou à minuit, Ici tu peux pas croire qu't'es en sursis. De passage en attente sur le quai de la gare, Mais espères pas que le train soit en retard. C'est pas vraiment que ça craint, Mais l'ennui s'immisce sur le terrain. RUE PERDUE ETE 2002 (Joe) Rue Perdue, été 2002, y-a pas mieux qu'Europe 2 Sur les ondes de notre radio On se croirait à la Loco ! On en est pourtant bien loin, Rue Perdue, croisée des destins. Ici c'est bien "Greenland sat" sous le cagnard d'un été mat. Désigné commando pinceau. Jéjé remonte tout droit de l'Hérault, pas avec des souvenirs impérissables, plutôt dans la bouche un goût désagréable . Thex trace les champlats, bien serré dans son combinaison de combat. Son trip à lui c'est le 102 pur, l'eau lui rappelle trop sa cure. Tombé de la planète Tarkett "Grand Loup" s'essaie à la moquette. Dans sa place c'est le meilleur, Aucune "plinthes" n'arrête son dur labeur. Ricou a laissé son combo jaune vif, il prend l'air près du château d'If. Ca le change du Samyr 400 Son foie est "brinquebalant". Venu de la rue des "nains qui montent" Jean assure un max contre la montre. Odèle, telle une muse du Soleil, Illumine les pièces de son sourire éternel. Et puis y-a tous les autres Avec leur bonne tête d'apôtre. Toujours présents à l'heure pile Sans négociation, sans aucun deal ! NOIRS DESTINS (Joe) Moi maintenant j'aimerais bien dormir, Et éprouver ce doux plaisir, De l'ange qui passe sans ne rien dire Qui laisse comme seul trace son sourire. Et je suis là seul dans le noir A écouter ses cris de désespoir Dans l'attente au moins Qu'on vienne la voir Ou abbréger ses souffrances sans espoir. On est tous là à ne rien faire A laisser mourir notre mère Cette terre qui nous a tant donné Et maintenant qu'on laisse crever. Mais comme les autres je me voile la face Et j'aimerais que tout cela se passe C'est comme jouer à pile ou face Personne n'est conscient de cette menace. PAPA THEODORE (Joe) Yorouba les liait comme des maillons ils n'avaient pas pris peur de ces colons. Esclaves sur le nouveau continent ces africains connurent l'éloignement. Après les avoir tous déportés les colons les ont christianiser. Leurs dieux avec des images bibliques engendra un culte historique. Des Africains libres ramenèrent cette religion pleine de mystères, qui les emmènent vers d'autres desseins dont celui d'en faire des assassins. Dictés par les prêtres du courroux les meurtres font partie du Vaudou. A togoville il y avait Hebiesso que de sacrifices dans les ghettos. LES ENFOIRES (Joe) Tu les vois tous les ans à la télé Ils serinent leur refrain comme à l'été Ils replacent leurs hits qon ne sait jamais Des fois que tu les aurais oublier. Ils prennent pas n'importe qui pour leur festin A grand coup de pub sur TF1 Dans leur grand appart' parisien Ils se foutent de qui te donnera du pain. Le 'Star-system' est là pour le show Jamais il ne te servira de plats chauds Tout ça pour voir des intellos Car les footeux n'ont pas d'cerveau. T'es heureux de les voir à la télé Et de passer une bien belle soirée Au fond que ce soit mal ou bien Toi seul décide de ton festin ! ETAT DES LIEUX (Giorgio XIII) Je suis pour les droits de l'homme Je suis contre les lois à la gomme Je suis pour un monde de candeur Je suis contre un monde de terreur Je suis pour les sages visionnaires Je suis contre les tristes tortionnaires Je suis pour l'école laïc Je suis contre les coups de trique Je suis pour l'Amour en liberté Je suis contre le fait d'en crever Je suis pour les maisons closes Je suis contre le minitel rose Je suis pour la magie et le cirque Je suis contre l'amas de fric Je suis pour l'avortement Je suis contre le mal de dent Je suis pour la pêche "no-kill" Je suis contre les "Gros-Bill" Je suis pour la joie dans le monde Je suis contre les faiseurs de bombes Je suis pour le tournedos Je suis contre le Quick et le Mc Do Je suis pour le bon vin Je suis contre le mot de la fin ! VIVRE EN FRANCE (Joe) La France est un pays très riche Où l'on trouve de tout en foison. Mais les clodos en guise de niche Doivent se contenter d'un carton. La France est un pays fertile Où pourtant les cuts vont en prison. Et les vieux chômeurs sans asile Ne vivent pas plus qu'avec un litron. La France est un pays prospère Où certains vivent comme des rois. Mais dans leur misère Beaucoup d'enfants crèvent de froid. Et tout ça, ça fait d'excellents français D'excellents moutons qui marchent aux pas. CAFE-CONCERTS (Joe) En plein mois de janvier, nous voilà propulsés dans un bar improbable pourtant tout à fait respectable. Nous sommes ici à Haybes, pas de trace d'éphèbes. Plutôt la classe 33... début du chemin de croix ! Quand on sillonne toute la France il faut faire preuve de tolérance. De tous ces cafés-concerts J'peux écrire une oeuvre littéraire En ce premier du mois de mars ça tout l'air d'être une farce, en ouvrant la porte de cette caque quand tout devient opaque. On a pas prévu le masque à gaz... c'est pas vraiment un gymnase. C'est franchement le chaos urbain avec cette faune de punks martiens ! Avec l'arrivée du printemps direction le sud en chantant. Perdus sur les hauteurs de la Lozère on découvre la M.J. de la misère. Un bus de "cas soces"occitants après un périple tellement suffocant se déverse dans la dite maison pour nous lancer : "c'est quoi ta musica con ?". MONDIAL TRIP (Giorgio XIII) Quand je fume de la citral Je m'envole pour le Népal. A peine arrivé à Katmandou J'galère sur mon deux roues. Quand je me défonce la tête Je visite toute la planète Attention au retour sur Terre Le cerveau en gruyère. Quand je fume de la marijuana Je me casse à Tijuana. Je me fais tout le Mexique Sans claquer un poil de fric. Quand je me blinde à l'alcool J'ai des visions d'empire mongol. Je m'imagine Genghis Khan Conquérir l'Asie sur un âne. Quand je pompe de l'Opium Atterrissage musclé à Rome. Grand vainqueur du Colisée La foule est là à m'acclamer. Aujourd'hui je suis au ciel. Certes j'ai eu une vie irrélle mais je laisse derrière moi seuls ma femmes, mes gosses et mon linceul ! NOIRS DESTINS [2] (Joe) Le sentier de ma vie semble creuser par des coups de dés. A grand coups de hasard, je remonte la marelle de l'histoire. Mais au bout de ma bride, mon destin prend la forme d'un humain Qui me crache - oui me crache - mon unique demain. Je dois en fait me démettre Et admettre cette main mise Sur la dérive de ma pensée Qui m'oblige à m'échouer. Mais " ne te retourne pas … tu l'as juste derrière toi Sauve toi, sauve toi ". Cette prison n'existe pas, Les barreaux que je vois, c'est à lui que je les dois : L'illusionniste de mes sens, ma destinée en apparence. Je dois me battre, me débattre Et combattre cette main mise Sur la dérive de ma pensée Qui m'oblige à plier. Mais il est déjà bien tard, je ne peux plus m'en apercevoir. Je finirai à Katmaya, je finirai tout la-bas. Engrangé selon la méthode des moindres brisés, des plus encadrés. Ou selon la place qu'il restera pour ma gueule à moi. Sur ma troche, ma belle tronche Je l'ai prise cette main mise Sur la dérive de ma pensée Qui m'oblige à pleurer. AUTANT POUR TOI (Joe) Autant pour toi, Autant pour toi, tu n'es pas ce que je crois. Autant pour toi, Autant pour toi, tu ne vaux pas mieux que moi. Inutile, ne le crois-tu pas, que d'aller par delà ces mots-là. Je ne vois pas comment ta foi pourrais te sortir de ce mauvais pas. Je regrette d'être là, d'avoir pris cette place-là. Je ne suis pas fait pour ça, ni d'ailleurs tous ces gens-là. Qui sont là, mais pourquoi ? Qui sont là mais ne le savent pas D'enseigner cette réalité-là, qui ne nous servira pas. Je ne crois en ce que tu m'enseignes Je ne crois d'ailleurs plus en toi En toutes ces paroles en toutes ces peines Que tu nous déverses en une seule fois. Tu es là seul devant moi et je ne t'écoute pourtant pas. Ton play-back ne t'honore pas, mon ennui c'est ton embarras. Tu ne t'expliques même pas tous les crachats que tu reçois Mais d'ailleurs dans ton intérieur tu ne t'en aperçois même pas. Voici venu le temps où nous allons nous séparer. Ne t'en fais pas, nous n'allons pas en pleurer Car l'anonymat est le mien et la solitude t'appartient. Ton métier n'en est plus un, il est sans lendemain. STAR DE LA TELE (Joe) Ne suis-je qu'un morceau de viande mu par un cerveau d'insouciance ? Suis qu'un produit générique une mutation cathodique ! Est-ce qu'un dieu a pris ses mains pour forger mon destin ? Est-ce qu'un diable m'a craché dans cette cette télé-réalité ? Toutes ces questions dés le matin Ne pas laisser mon âme en chemin. Faudrait peut-être que je vous dise que je suis né dans le show-bizz. Faudrait peut-être pas oublier que je suis une star de la télé. Est-ce qu'un jour ça va cesser toutes ces insultes mal ciblées ? Mais quand vont-ils arrêter de nous ridiculiser ? DECHEANCES (Giorgio XIII) Pays qui souffre ses différences Unité brisant les existances Nation pronant l'intolérance Crachant sur toutes les croyances Handicapée par ses carences C'est ton pays, c'est la France Hypnotisé tu erres, tu avances Attendant la délivrance Occis por toutes tes créances Sauras-tu saisir ta chance Tais-toi, travailles te dépenses Reptilien sans conscience Oubli que pour toi ils pensent Prépare ta vengeance Pandémonium à outrance Usurpant ton innocence Il faut réagir dans l'urgence Stopper toutes ces souffrances Saigner cette élite rance Avant que la démence Ne voile toute évidence Ton pays c'est la France.
LES CHOSES DE LA VIE - BEBERT (Joe) Bébert était un gars costaud doublé d'une espèce de salaud Il vivait ici avec la Margot, son chien et sa bande de marmots ; Tout ce qu'il faisait c'était picoler, sous les yeux de Foucault, devant sa télé. Gagner des millions, il s'en foutait. Tout ce qui l'intéressait c'était de gueuler. Et puis un soir de beuverie, comme chaque soir dans leur taudis, il tua la Margot dans son lit après l'avoir violée sur l'tapis. Qu'avait-elle fait pour l'énerver ainsi ? Un mot déplacé, une assiette cassée ? Bébert sur le rebord du box sort alors son grand mouchoir, Ecrase une petite larme puis se mouche à émouvoir. Son seul chagrin, c'est que son chien n'soit pas là. Son seul regret, avoir loupé la fin de Sagas. MOURIR DU POGO (Joe) La soirée avait déjà bien commencé, bière, pif et Tequila frappée, Nous a emmenés au dernier bistrot…juste devant la salle, quel pot ! Dès que les premiers accords ont résonné, nos verres de bière sont tombés Pour aller affronter la horde des agités dans un pogo meurtrier. Le nez en sang, les coudes bien meurtris, c'est même plus que des images que des sensations. Mais d'où viennent ces vibrations ? Du cœur jeune et fier de la Nation. COEUR D'HOOLIGAN (Joe) Autour du stade, tu traîne ta dégaine, Sourire aux lèvres, Tu éructes le chant des supporters, Bomber, casquette, écharpe et fumigènes. Tout ce que tu aimes en toute liberté, C'est de chasser le long des travées. Tout ce que tu veux en toute amitié, C'est de casser et d'bien rigoler... En bus ou en train, voleur de bâche, Tu suis tes joueurs et sans relache, Tu brûle des bagnoles, tu casses des vitrines, Ta vie est bien réglée, tellement bien tranquille. Tu es un gentil hooligan, Qui gueule et qui rote devant les dames, Tu es un fier supporter qui claque les choppes de bière, Sur les zincs de la France ! CATASTROPHE CULTURELLE (Joe) Je me rappelle de mes 20 ans, j'étais fier et insolent, je crachais volontiers sur les ploucs du quartier. Car notre culture vivait à cent à l'heure sur l'autoroute, l'autoroute des rockers. Je me rappelle de mes 30 ans, mon insolence était tombé dans les oubliettes de cette télé dorée. Tellement intéressé par sa notoriété que plus rien ne pouvait me faire bouger. Aujourd'hui à bientôt 40 ans, je découvre hébété cette merde innommable que j'ose à peine nommer. Loft story, la décadence de notre France, le no man's land culturel de notre société. PRISE DE RISQUE (Joe) T'arraches le bitume avec tes kicks bien cirées. Tu bombes le torse sous ton Trojan délavé. Sur ton coude, une belle toile d'araignée. Quand tu arrives au bar, un vrai ciné ! Ca arrache les poils tout ce que tu me dis, J'aimerais vivre cela une fois dans ma vie. Ca arrache les poils tout ce que tu vois, C'est encore mieux qu'au cinéma. Et puis tu commences à blablater. Tu passes en revue tous les clichés qui font de toi un homme, un vrai, qui te passeront à la postérité. INTERDIT DE BAR (Joe) La pire des sanctions pour toi, pour moi, c'est d'être interdit de bar. J'préfère la zonzon et tous les pochtrons qui délirent sur le gazon. Privé de bar j'préfère me faire bronzer en enfer. Privé de bar j'préfère aller m'étendre au cimetière. J'emmerde les gens, je fais ce que je veux car je suis un dieu. Bourré, plus rien ne m'arrête, je vole, je plane comme une mouette. Interdit de bar, j'préfère arrêter de boire Car la vie n'est pas possible sans mes amis qui me font vivre. Interdit de bar, j'préfère arrêter de boire Car la vie n'est pas possible sans mes amis qui me feront mourir. J'AI SHOOTE MON AMI (joe) Il avait 20 ans et se prenait pour James Dean. Il fiffait à mort dans les boîtes Halloween. Je n'étais que son pion mais il avait bon fond. Ensemble nous vaquions à nos nocturnes expéditions. Nous étions comme deux couilles dans un caleçon. C'était à lui les meufs et à moi les bastons. Au petit matin nous comptions toujours les points, il gagnait souvent mais restait toujours serein. J'ai shooté mon ami Mais maintenant je m'ennuie. La vie s'est arrêtée la nuit Où j'ai shooté mon ami. Est arrivé l'instant où j'ai dérouté son destin. On ne peut pas rester toute sa vie sur sa faim. Après une discussion à bâtons rompus, Un matin comme tant d'autres, il a disparu. J'ai shooté mon ami Mais maintenant je m'ennuie. La vie s'est arrêtée la nuit Où j'ai shooté mon ami. ROBERTO (Joe) Du fin fond de ta cellule, tu croyais pas ça si dur. Tous tes souvenirs d'enfance tu en as fait ta vengeance. Tiens bon Roberto c'est ce soir que t'en finis ; Encore quelques secondes et tu seras parti La tête dans un sac plastique, ce n'est pas si difficile. Quand les flics t'ont attrapé, y'avait déjà la télé. T'aurais voulu leur expliquer mais ce soir t'avais couru assez. Les yeux fermés, l'estomac plein de téquila. Ton père, ta mère, t'as tiré dans le tas. Tu n'reconnaissais plus tes parents, Sur les murs y'avait trop de sang. LE TUEUR DU LAC DU LUXEMBOURG (Joe) Le tueur du lac du Luxembourg a sorti sa télécommande Pour couler lors des beaux jours tous ces voiliers sans insouciance. Le tueur du lac du Luxembourg, méfiez-vous en, méfiez-vous en. Le tueur du lac du Luxembourg a commencé son compte à rebours. Quel est ce garnement qui s'approche, qui s'approche du lac du Luxembourg ? Entre ses mains un instrument, que recherche-t-il en ces beaux jours ? Au milieu de tous ces gens qui s'promènent qui prennent du bon temps, Il s'avance méprisant vers ces bourges décadents.
BIG SPIDER (Joe) Aujourd'hui la mort s'écrit En lettres de sang sur vos écrans Ils s'y échangent honteusement La vie de nos enfants Au moment du démantèlement D'un réseau de véritables déments Notre très cher président Veut leur ouvrir l'enseignement Big brother is watching you He deceives mentally your control Big spider is fascinating you She wins you other with legal drug. L'araignée tisse sa toile Au mépris des règles établies Sa vitesse est stupéfiante Tous les pays semblent conquis Demain la vie sera simple D'un côté les dompteurs de l'autre les singes Tous délestés de nos méninges MES PETITS INDIENS (Joe) Mes petits indiens sont au grenier Ils y dorment depuis pas mal d'années Ils sont rangés hors de ma portée P'têt' bien qu'un jour ils vont se mettre à marcher Ce sera alors pour mieux respirer Retrouver leur savoureuse liberté Que j'ai défendu pendant toutes ces années A la barbe de mes parents et d'autres clichés Il serait bien temps d'avouer Que mes petits indiens m'ont manqué Que désormais plus rien ne pourra Oh non, nous séparer LES IVROGNES INVOLONTAIRES (Joe) Un jour où l'autre on ira tous Même si beaucoup, le méritent avant nous En attendant on boit comme des trous Ecumant les bars à la manière de tous Qui comme nous buvaient Qui comme nous rêvaient A des lendemains plus gais A des jours moins mauvais Nos sentiments baignent dans la bière Nous sommes des ivrognes involontaires Nos abreuvoirs vont de pubs en cimetières Buvant toujours à la mémoire de nos pères. UN XIII SUR LA PEAU (Joe) Sous la pluie ou bien dans le brouillard Dans un mètre de neige en plein cagnard Sa mémoire est vidée de tout espoir Dans ses yeux un seul regard Pourchassé de Londres à Gibraltar Il est à la recherche de sa mémoire De filatures en interrogatoires Il est à la recherche de son histoire Il n'a plus de nom tout juste un numéro Un XIII tatoué sur sa peau De ville en ville et de nom en nom Il doit se battre sur tous les fronts De la police organisée Aux services secrets très disproportionnés PAUVRE FILLE EGAREE (Joe) Un jour ils se sont rencontrés Tout de suite ils se sont aimés Lui rêvait de voitures Et elle bien-sûr d'aventures. Pauvre fille égarée Pauvre Clyde enivrée Ils ont toujours aimé la vie Vous n'avez jamais rien compris …non rien compris ! Un jour ils ont fait un casse Sans aucune distinction de classe Robin des bois des temps modernes S'il ne fût qu'une mort ce fût la sienne. Pauvre fille égarée Pauvre Clyde abandonnée Ils ont toujours aimé la vie Vous n'avez jamais rien compris …non rien compris ! Un jour elle s'est blessée Lui bien-sûr l'a aidée Dans cette jungle pleine de danger Ils se sont tant et tant aimés. Pauvre fille égarée Pauvre Clyde délaissée Ils ont toujours aimé la vie Vous n'avez jamais rien compris …non rien compris ! Pauvre fille égarée ! LA REINE DE L'AMERIQUE (Joe) C'était la reine de l'Amérique Elle souriait, elle était belle Elle pouvait vraiment être fier Car là-bas tout le monde l'aimait Mais maintenant elle morte Toute seule derrière sa porte Plus aucun bruit ne l'insupporte Maintenant qu'elle est morte C'était la reine de l'Amérique Sur grand écran technicolor De l'avis même du président Les hommes préféraient son corps Mais Marylin est morte… LE ROI DES FLIBUSTIERS (Joe) Né français aux Sables d'Olonne On l'appela l'olonnois Puis 'fléau des Espagnols' Pour tous ses sanglants exploits Sur la côte près de Campeche Il frôla de près la mort Mais sa ruse le rachète Et lui offre un meilleur sort On ne saurait oublier la légendaire Mais triste mémoire de l'olonnois Jean-David Nau qui naguère Transforma la mer en enfer De retour à Tortuga On l'accueille en héros Il repart pour Cuba Embarque pour Maracaïbo L' Espagnol est aux abois L'olonnois ne s'en plaint pas Il massacre de sang-froid Tue et pille à tout-va ! Mais la chance va tourner Lors d'une expédition manquée Qui l'emmène de San Pedro Avec plus de 300 matelots Son navire à la dérive L'emmène sur une autre rive Où l'attendent les indiens Qui n'en laissèrent rien AVENIR BRISE (Joe) Complètement encastré dans ton univers familial Tu vois en ta mère une déesse d'amour impalpable Ton père représente à tes yeux la réussite idéale Complètement aliéné tu ne cherches pas la vérité Tu es même devenu préfabriqué Dans ce monde que tu dis détester Toutes ces poses que tu as volées. Tes idées ne sont pas les miennes Ton identité t'a échappé Au profit d'une machine à répéter Qu'a su procréer ta société Nous pourrions t'excuser des maux que tu nous a déversés En inculquer la faute à tes chers parents Mais je ne crois pas qu'agir ainsi puisse t'aider Ton seul avenir c'est de réussir comme ton père D'épouser une femme comme ta mère D'entrer au front national et d'y militer. MYSTERES A ARKHAM (Joe) Mystère à Arkham, peur sur la cité Mystère à Arkham, aucune raison d'y rester Qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? Ce sont les rejetons des grands anciens Que veulent-ils ? Où vont-ils ? Ce sont les fils de Cthulhu et les siens… Dés que la nuit tombe se propagent des ombres Dés que la nuit tombe tournent autour des tombes Tous les monstres de l'ombre dans leur malsaine ronde Dés que la nuit tombe se propagent des ombres PAUVRES PANTINS (auteur inconnu) Quand au bout de huit jours le repos terminé On va reprendre les tranchées pour revenir mutilé En cœur bien gros comme dans un sanglot On dit adieu aux civelots même sans tambour même sans trompette Adieu à la vie, adieu l'amour Adieu toutes les femmes C'est bien fini c'est pour toujours De cette guerre infâme C'est à Craonne qu'on laisse sa flamme Car nous sommes sacrifiés Car nous sommes condamnés Car nous sommes sacrifiés Nous sommes des condamnés C'est malheureux de voir sur les grands boulevards Tous ces bourges qui font la foire Tous ces bourges qui font la foire Si pour eux la vie est rose Pour nous c'est pas la même chose Car nous n'avons rien Nous les pauvres pantins ! LE P'TIT BAL DU SAMEDI SOIR (Joe) Comme tous les samedis soir que j'vis J'vais au bal avec tous mes amis. J'connais maintenant tous les bleds du coin Les voyous, les garces et leurs marsouins. A toutes les buvettes je bois plus que c'qu'il faut boire Mais rien n'y fait, je serais pété ce soir Depuis des années que j'traîne dans toutes les bagarres Du bal, du bal du samedi soir. Puis un soir j'ai rencontré Mireille Elle était belle, elle sentait comme le miel des abeilles. Alors j'l'ai grimpé dans ma super caisse blindée Et depuis tous les samedis j'me fais chier. Maintenant j'passe mes soirées à bosser comme un damné, Car Mireille est croisée avec une pigmée Maintenant j'regarde par la fenêtre passer Mes potes qui vont s'éclater ! |